Salon des technologies environnementales du Québec 2026
3 conférences :
Modérateur de la session : Christian Desjardins, Vice-président eau, Groupe Hélios
Christian possède plus de 25 ans d'expérience dans le domaine de l'environnement, en particulier dans le traitement de l'eau. Il a participé à de nombreux projets liés au traitement de l'eau potable et des eaux usées, notamment à d'importants projets de conception et de construction de nouvelles installations d'eau potable, à la réhabilitation d'installations existantes, à de multiples études pilotes et de caractérisation de l'eau, ainsi qu'à des projets de développement technologique, tant au Canada qu’à l’international. Fort de ses compétences techniques et managériales, Christian gère les activités de la ligne d’affaires Eau de Groupe HELIOS à titre de Vice-président.
Résumé de la conférence :
Face aux pressions croissantes sur les ressources en eau, la réutilisation, y compris pour des usages potentiellement potables, émerge comme un levier stratégique en gestion intégrée des ressources hydriques. Cette présentation propose un survol des approches innovantes mises en œuvre à l’international, notamment à Singapour et Las Vegas, où la réutilisation de l’eau contribue à renforcer la résilience urbaine, diversifier les sources d’approvisionnement et réduire l’empreinte environnementale. La conférence abordera :
- Les types de réutilisation de l’eau (non potable, potable indirecte et directe)
- Les conditions de succès observées dans différents contextes (technologies, réglementation, gouvernance)
- Les leçons transférables pour inspirer des initiatives locales au Québec.
Dans un contexte québécois marqué par des épisodes de stress hydrique localisés, des infrastructures sous pression et un intérêt croissant pour des solutions circulaires, cette conférence proposera une réflexion sur les obstacles actuels (cadre réglementaire, acceptabilité sociale) et les pistes d’innovation envisageables : bâtiments municipaux, quartiers écoresponsables, usages industriels, etc.
Conférencier : Laurent Lépine-Wisemen, Chargé de projet, WaterShed Monitoring
Laurent Lépine-Wiseman est chargé de projet chez WaterShed Monitoring, où il œuvre depuis 2020. Titulaire d’une maîtrise en Biogéosciences de l’environnement de l’Université Laval, il travaille principalement sur des projets liés à la protection de l’eau potable, notamment les analyses de vulnérabilité (RPEP) et l’élaboration de plans de protection des sources. Il contribue également au développement de solutions innovantes pour l’acquisition, la standardisation, la bancarisation et l’exploitation des données de qualité de l’eau. Laurent conjugue expertise scientifique et valorisation des données pour appuyer les acteurs du milieu dans une gestion intégrée et durable des ressources hydriques.
Résumé de la conférence :
Les rejets des stations d’épuration municipales constituent l’une des principales voies d’entrée de plusieurs substances nocives dans les écosystèmes aquatiques. Les contaminants nocifs non normés (CNNN), présents dans les effluents des stations d’épuration, sont générés par des activités domestiques et industrielles et posent des défis majeurs. Leur réduction à la source ou lors du traitement des eaux usées municipales est nécessaire.
Les actions à la source, souvent plus viables économiquement, peuvent jouer un rôle clé dans la réduction des CNNN présents dans les eaux usées. Elles incluent notamment le bannissement de certains CNNN ou la réduction de leur utilisation, le traitement à la source dans le milieu industriel, la mise en place d’une réglementation plus stricte concernant les rejets non domestiques, la sensibilisation du public et l’amélioration de la communication concernant l’impact des CNNN sur les écosystèmes aquatiques.
Dans un contexte de production et de rejet d’un large éventail de substances chimiques, il est pertinent d’envisager une transition à long terme vers une production et une utilisation plus durable des produits chimiques. En parallèle, l’adoption d’une stratégie proactive et évolutive concernant le traitement des CNNN dans les stations d’épuration des eaux usées s’avère nécessaire.
À court terme, plusieurs interventions d’optimisation pourraient être mises en œuvre, notamment la maximisation de l’enlèvement des MES. Les traitements secondaires biologiques présentent aussi des cobénéfices importants : ils permettent de réduire la présence de plusieurs CNNN biodégradables et solubles. La mise aux normes réglementaires exigée pour 2030 dans plusieurs grandes stations d’épuration québécoises constitue une occasion d’envisager l’intégration de procédés nitrifiants, voire dénitrifiants, dans le but de réduire la présence de certains CNNN et de planifier la mise en place de traitements avancés pour obtenir des réductions additionnelles tels que l’utilisation de charbon actif et l’ozonation qui se distinguent par leur maturité technologique.
Face à la complexité des enjeux, la mise en place d’une approche intégrée est recommandée pour réduire durablement l’impact des CNNN sur les écosystèmes et la santé humaine. Pour être efficace, l’approche devrait miser non seulement sur une réglementation axée sur la gestion du risque et les résultats, mais aussi sur une révision des modes de financement ainsi que sur la sensibilisation des parties prenantes.
Co-conférencier : Marc-André Desjardins, membre de la Table et bénévoles chez Réseau Environnement, Artelia Canada
Monsieur Marc-André Desjardins a obtenu en 1984 un baccalauréat en génie civil à Polytechnique Montréal. En 1986 et en 1994, il a complété respectivement une maîtrise et un doctorat en génie de l’environnement à la même institution. Spécialisé en traitement des eaux, il œuvre dans le génie-conseil depuis le début de sa carrière. Auteur d’un grand nombre de publications et récipiendaire de plusieurs prix, il est un collaborateur de longue date de Réseau Environnement, ayant notamment été président du conseil d’administration de l’association de 2015 à 2017, en plus d’être impliqué dans l’initiative Assainissement 2.0. Il travaille présentement au sein de la firme Artelia Canada, à titre de Vice-président Environnement.
Co-conférencier : Jean Paquin, membre de la Table et bénévoles chez Réseau Environnement, Sanexen
M. Paquin est ingénieur chimiste et biochimiste, gradué en 1977. Il a travaillé dans l’industrie pétrolière et a œuvré chez Sanexen depuis 1984 où il a été VP Technologie jusqu’en 2024. Il agit comme conseiller technique et bénévole pour différentes organisations environnementales. L’expérience de M. Paquin englobe le développement et l’application de technologies pour l’amélioration de la qualité de l’environnement.Il travaille en particulier sur les contaminants d’intérêt émergent et sur les actions à mettre en œuvre face à ces composés. Il a œuvré au Collaboratif Grands-Lacs-Saint-Laurent, à l’initiative Assainissement 2.0 de Réseau Environnement et à la Table de consultation sur les contaminants nocifs non normés. Il finance et pilote des initiatives environnementales avec la Fondation 2025.
Résumé de la conférence :
Les étangs aérés constituent une solution de traitement des eaux usées largement utilisée par les petites et moyennes municipalités québécoises en raison de leur simplicité opérationnelle et de leurs faibles coûts d’exploitation. Toutefois, divers enjeux interreliés peuvent nuire à leur performance. L’efficacité des étangs aérés à répondre aux normes environnementales actuelles et celles à venir dépend fortement de leur capacité à éliminer les polluants biodégradables. L’accumulation des boues ainsi que les enjeux liés aux contaminants nocifs non normés (CNNN) telles que l’élimination de l’azote, des produits pharmaceutiques et des PFAS suscite également des préoccupations environnementales croissantes.
Le Consortium Optim’EAU vise à développer et transférer aux municipalités les conditions optimales d’exploitation pour proposer des solutions universelles aux problèmes de sous-capacité de traitement des étangs aérés.
Les sujets suivants seront abordés :
• Avantages sur le plan environnemental et économique des étangs aérés
• Principaux défis et problèmes observés au Québec
• Pistes d’optimisation sur le plan opérationnel
• Nouvelles connaissances à développer
• Modèle de collaboration proposé : PEX-StaRRE-EA, FQM, UMQ / Municipalités / Optim’EAU
Co-conférencier : Peter Vanrolleghem, Codirecteur du Consortium Optim'EAU, professeur à l'Université Laval, Consortium Optim'EAU (Cteau et Université Laval)
Peter Vanrolleghem, bio-ingénieur et Ph. D. en technologies environnementales de l’Université de Gand (Belgique), est professeur à l’Université Laval, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en modélisation de la qualité de l’eau et codirecteur scientifique d’Optim’EAU. Son équipe, modelEAU, étudie entre autres les nutriments, les gaz à effet de serre et les contaminants d’intérêt émergent.
Co-conférencier : François-René Bourgeois, Codirecteur du Consortium Optim'EAU, Directeur scientifique au CTeau, Consortium Optim'EAU (Cteau et Université Laval)
François-René Bourgeois, microbiologiste et Ph. D. en génie de l'environnement, est directeur scientifique du Cteau et codirecteur scientifique d’Optim’EAU. Chercheur en bioprocédés, il s’intéresse notamment aux étangs aérés, à la nitrification et au contrôle des populations bactériennes.



