Salon des technologies environnementales du Québec 2026
3 conférences :
Modérateur de la session : Andréanne Fiola, Cheffe de division - environnement et matières résiduelles, Ville de Mascouche
Andréanne Fiola est cheffe de division – environnement et matières résiduelles à la Ville de Mascouche, où elle pilote des dossiers stratégiques liés à la transition écologique, à la gestion des ressources et à la résilience des milieux. Elle est également fondatrice de Fiola Botanique, une entreprise spécialisée en culture tissulaire et en horticulture durable, où elle conjugue innovation, rigueur scientifique et vision entrepreneuriale.
Résumé de la conférence :
Cette présentation aborde les enjeux principaux associés à la présence d’amiante dans les sols et remblais lors des phases de caractérisation environnementale préalables aux projets de réhabilitation et de construction. Elle mettra en lumière les procédures de travail sécuritaires, élaborées conformément au Code de sécurité pour les travaux de construction (CSTC), au Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) et à la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST). Ces procédures visent à réaliser les échantillonnages de façon sécuritaire tout en protégeant les travailleurs (techniciens, foreurs, opérateurs, etc.). Les méthodes de caractérisation typiques, telles que les tranchées exploratoires, la mise en pile et le forage, seront présentées et discutées sous l’angle des bonnes pratiques en matière de santé et sécurité.
Conférencier : Vincent Soulière, ing., PMP, Directeur - Amiante et matières dangereuses, Le Groupe Gesfor Poirier - Pinchin Inc.
Détenteur d’un baccalauréat en génie civil, certifié Project Management Professional (PMP) par la prestigieuse Project Management Institute (PMI) et fort de 12 ans d’expérience en gestion de projets dans les domaines de l’amiante, des matières dangereuses et du bâtiment, Vincent s’est joint au Groupe Gesfor en 2015 et a agi à titre de chargé de projets principal et responsable de l’équipe des techniciens de chantier du département Amiante et matières dangereuses avant d’en devenir le directeur en octobre 2020. Depuis ses débuts professionnels comme chargé de projets dans le secteur de l’éducation jusqu’à aujourd’hui, Vincent a géré et supervisé des centaines de projets, allant de l’évaluation des contaminants à la gestion de la décontamination de bâtiments, en passant par la rédaction de rapports, de programmes de gestion, d’études de faisabilité et d’estimations budgétaires, ainsi que de devis techniques pour des appels d’offres. Dans le cadre de ses fonctions actuelles, il gère, supervise et offre un soutien technique à une équipe de près de 40 personnes, composée d’ingénieurs, de techniciens et de coordinateurs.
Résumé de la conférence :
Réseau se prononce sur la valorisation des sols amiantés en fonction du cadre réglementaire en vigueur et des recommandations du MELCCFP et sur l’amélioration des modes de gestion des sols amiantés sur les chantiers à travers 10 recommandations spécifiques. En effet, ce mémoire sur ce contaminant non mobile porte plus précisément sur les conditions et restrictions liées à sa gestion, soit :
- les conditions de dépôt des sols contenant de l’amiante;
- la valorisation sur le terrain d’origine;
- le principe de précaution et la coordination réglementaire;
- les mesures de stockage adaptées aux sols amiantés;
- les conditions et recommandations pour la valorisation;
- le recouvrement des sols amiantés;
- la gestion et le suivi du recouvrement à long terme;
- les restrictions d’usage des terrains;
- les précisions sur les restrictions additionnelles;
- la définition d’un sol contenant de l’amiante.
Conférencier: Daniel Deschênes, BIOGENIE, Groupe Ortec
Diplômé en technologie de Génie civil du Collège de Limoilou en 1990, M. Daniel Deschênes possède plus de 36 années d’expériences professionnelles dont 32 années dans le domaine de l’environnement chez Biogénie.
Résumé de la conférence :
La toxicité des fibres d’amiante pour l’être humain n’est plus à démontrer. Depuis 2018, la valorisation des sols qui en contiennent avait été interdite au Québec, que ce soit sur le terrain d'origine ou un autre terrain, sauf pour la restauration d'une aire d'accumulation de résidus miniers amiantés. On constate aujourd’hui que cette position restrictive favorise surtout l’élimination des sols excavés et qu'elle augmente la pression sur les lieux d'enfouissement et les milieux naturels. Elle entraine des coûts additionnels importants aux travaux qui freinent la revitalisation de terrains au potentiel de développement intéressant pour divers projets. L’ampleur de cette problématique au Québec commence aussi à être mieux documentée. Elle ne se limite pas aux seules régions amiantifères. L’utilisation à large échelle de matériaux de construction amiantés durant plusieurs décennies a aussi contribué à contaminer les sols de plusieurs municipalités au passé industriel. Un nouveau cadre de gestion est donc proposé dans une nouvelle position administrative dont l'objectif est de favoriser la valorisation des sols contenant de l'amiante mais de façon sécuritaire en appliquant certaines conditions ou restrictions visant éviter leur dispersion et l'exposition de la population à l'amiante qu’ils contiennent.
Co-conférencière : Véronika Varfalvy PH.D., Direction de la protection des terrains et de l'assainissement des industries - MELCCFP
Veronika Varfalvy détient un doctorat en sciences de la terre spécialisé en géochimie (Université Laval, 2000) et une maitrise en technologies environnementales (Université Laval, 2011). Elle a participé de 2008 à 2014 à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), à titre de stagiaire puis de professionnelle de recherche en hydrogéologie, à des travaux de caractérisation de sites contaminés sur des bases militaires canadiennes et des essais en laboratoire sur le traitement des résidus de munitions. Elle rejoint en 2014 le ministère de l'environnement où elle participe depuis au développement des orientations ministérielles ainsi qu'au traitement et à la coordination des dossiers de réhabilitation de terrains contaminés ayant recours à l’analyse de risque.
Co-conférencier : Nathalie Paquet M. Sc., Direction de la protection des terrains et de l'assainissement des industries, MELCCFP
Nathalie Paquet est détentrice d'un baccalauréat en biologie de l'Université Laval (2004) et d'une maîtrise en sciences de l'eau de l'INRS-ETE (2007), où elle s'est spécialisée en écotoxicologie. À la suite de ses études, elle a travaillé plus de 5 ans comme consultante en environnement au sein d’une firme privée. Ses principaux mandats portaient sur la réalisation d’études de risques toxicologiques et écotoxicologiques appliquées aux terrains contaminés. Cette expertise l’a menée à joindre, en 2012, la Division de l’écotoxicologie et de l’évaluation du risque du ministère de l’Environnement du Québec. Elle y a agi à titre d’experte en écotoxicologie dans de nombreux dossiers, en plus d’être responsable d’acquérir de nouvelles connaissances sur les contaminants, afin de développer ou d’actualiser les valeurs toxicologiques de référence (VTR) et les critères écotoxicologiques applicables. Elle œuvre maintenant au sein de la DPTAI (Direction de la protection des terrains et de l’assainissement des industries), où elle conserve ces mêmes responsabilités, tout en contribuant à l’élaboration, l’application et la révision des orientations ministérielles relatives aux terrains contaminés.


