Fluoration de l’eau potable


Réseau Environnement recommande de ne pas procéder à la fluoration de l’eau potable des réseaux de distribution publique


Montréal, le 15 janvier 2014 – Réseau Environnement désire réitérer que l’Association, représentant plus de 2 700 spécialistes en environnement au Québec, ne recommande pas aux municipalités du Québec de fluorer leur eau potable. L’Association a présenté ces conclusions dans un mémoire en avril 2012. Le débat a été relancé suite à la demande du maire de Trois-Rivières à son conseil municipal de passer au vote le mois prochain pour lever le moratoire qui était en place sur la fluoration de l’eau municipale.


Selon les spécialistes de l’environnement, le problème de la fluoration réside dans l’utilisation de l’ensemble du réseau de distribution d’eau potable pour véhiculer ce produit dans le but de toucher uniquement une minorité de la population. Rappelons ici que seul 1 % de l’eau potable produite se destine à la consommation et qu’ainsi 99 % des efforts consentis à la fluoration de l’eau potable ne toucheront presque personne. Par ailleurs, comme les usines de traitement d’eaux usées ne sont pas équipées pour la défluoration, les rejets de fluorures se retrouvent directement dans l’environnement, dans les cours d’eau en particulier, et leur impact environnemental à long terme n’est pas encore assez documenté. En plus de cela, le fait d’ajouter à l’eau publique des produits chimiques non nécessaires au traitement de l’eau pourrait orienter la population vers une utilisation plus importante de l’eau embouteillée, ce qui pourrait entraîner un rejet plus important de produits non biodégradables dans l’environnement. De plus, l’Association croît que la population québécoise devrait avoir le choix de consommer ou non une eau contenant des fluorures.


Finalement, Réseau Environnement juge que les risques encourus par la population, les opérateurs d’usines et l’environnement sont trop significatifs pour ne pas être pris en considération. Ce constat est renforcé par le fait qu’il existe d’autres moyens pour atteindre la population visée par la mesure gouvernementale, tels qu’un programme de suivi des enfants à risque avec application de fluorure topique directement sur les dents ou la distribution de compléments fluorés qui auraient un impact plus ciblé et moins coûteux pour le contribuable et les écosystèmes québécois.


Pour consulter le mémoire sur la fluoration de l’eau potable (avril 2012)