Commission sur les enjeux énergétiques du Québec

Réseau Environnement encourage la mise en valeur de la biomasse et de l’électrification des transports

Montréal, le 8 octobre 2013 – Réseau Environnement présente aujourd’hui à Shawinigan son mémoire présentant la réflexion de ses membres, constitués de près de 3000 spécialistes en environnement, sur l’avenir énergétique du Québec. L’Association est favorable aux idées énoncées par le gouvernement du Québec, tout en croyant que les objectifs tel que de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’assurer la sécurité et la diversité des approvisionnements énergétiques doivent être clairement identifiés et cohérents, en adéquation avec les moyens mis en œuvre pour les atteindre.


Selon Robert A. Dubé, président de Réseau Environnement, « la stratégie énergétique du Québec doit s’inscrire dans un nouveau modèle économique assurant un découplage entre l’accroissement de la population et la demande en ressources primaires appelé économie circulaire. Ce concept vise, entre autres, une meilleure conception des produits et services en amont, une réduction des impacts sur l’environnement et une meilleure efficacité énergétique à toutes les étapes du cycle de vie et un démantèlement optimal des produits en fin de vie, favorisant la réutilisation des composantes dans de nouveaux cycles de production ». C’est donc dans cette optique que Réseau Environnement met particulièrement de l’avant deux filières énergétiques parmi les solutions qui s’offrent au Québec, soit la biomasse et l’électrification des transports. Ces deux solutions s’enlignent sur les spécificités des ressources naturelles québécoises, tout en étant en adéquation avec l’objectif principal de réduire la production de gaz à effet de serre. Le rôle de la biomasse forestière, agricole et urbaine dans la future équation énergétique du Québec est, selon Réseau Environnement, essentiel. À la vue du potentiel important que la biomasse représente au Québec, cette filière énergétique devrait être favorisée en privilégiant la meilleure valeur ajoutée et la valorisation énergétique lorsque le contexte régional y est favorable. L’électrification des transports est également une avenue incontournable, autant que le développement du transport collectif. Le gouvernement devrait poursuivre et même accélérer ses efforts de conversion en ce sens, en visant une réduction globale de l’empreinte environnementale du secteur des transports.


L’Association recommande aussi que des concepts qui ont fait leur preuve par le passé fassent partie intégrante de la réflexion lors de l’élaboration de la stratégie énergétique du Québec, soit les 3RV-E (réduction à la source, réemploi, recyclage, valorisation et élimination), puisque la valorisation énergétique est préférable à l’élimination, et l’approche par cycle de vie, pour évaluer la pertinence du développement de toute filière. L’utilisation de ces concepts assurerait un cadre de réflexion global afin que tout développement de filières ou de technologies s’inscrive dans une réduction globale de l’empreinte environnementale et que la pertinence du développement de toute filière soit évaluée de manière optimale.